Calcul des dates des célébrations dans le calendrier lunisolaire
Publié : 25 sept. 2026 20:04
Salut à tous !
L'objet de ce post est de permettre à tout un chacun de pouvoir calculer par lui-même les dates des célébrations. Il me semble important, dans une optique reconstructionniste, de comprendre comme les anciens germano-scandinaves, chrétiens, percevaient le temps, ce qui peut nous aider à notre tour à nous rapprocher de leur vision du monde ( et donc du temps ), loin des roues de l'année Ásatrú généralement inspirées des célébrations wiccanes ( et dont il existe plusieurs versions, pas étonnant que beaucoup s'y perdent !). C'est principalement sur le travail d'Andreas Nordberg ( chercheur à l'Université de Stockholm ) que se fonde ce post.
Quels sont les éléments qui nous indiquent que les célébrations germano-scandinaves ainsi que leurs calendriers étaient en lien avec les phases lunaires ? Rappelons d'abord l'étymologie des mots signifiant mois dans diverses langues germaniques, tous dérivant de celui utilisé pour désigner la Lune : protogermanique mēnōþ, vieil haut allemand mānōd, vieil anglais mōnað, vieux norrois mánuðr, allemand Monat, néerlandais maand, anglais month. À noter que le français mois provient du latin mensis ( les Romains utilisant initialement un calendrier lunaire avant l'import du calendrier gréco-égyptien par Jules César ), de même étymologie que les mots de langues germaniques que nous venons de voir, et dérivant comme eux de la racine proto-indo-européenne *meh1n_os...signifiant lune ou mois, et donc en lien avec l'idée de mesure ( du temps ). Des calendriers lunisolaires furent de plus utilisés aux Îles Féroé jusqu'au 19ème siècle, ainsi qu'au Danemark jusqu' au 17ème siècle, comme en témoignent notamment les calendriers runiques, gravés sur bois, dits primstaven, originaires de Suède et de Norvège.
Au niveau des sources primaires, nous avons d'abord une citation de Tacite, historien romain du Ier siècle de l'ère commune. Celui-ci, dans son œuvre bien connue nommée La Germanie, nous transmet ceci :
« […] on se rassemble, à moins d'un événement subit et imprévu, à des jours marqués, quand la lune est nouvelle, ou quand elle est dans son plein […] » ( Chapitre 11, traduction de Jean-Louis Burnouf )
Nous avons d'autres indices à notre disposition dans l'Edda Poétique, entendons premièrement la réponse donnée par le Géant Vafþrudnir à Óðinn, dans le poème intitulé Vafþrúðnismál :
La Lune qui s’accroît, la Lune qui décroît, ont été façonnées
par les Dieux Souverains comme calendrier pour les Peuples Humains.
( 25, st. 3 & 4, traduction de Gottfried Yann Karlsson )
Citons ensuite la réponse donnée par le Nain Alvíss à Þórr dans le Alvíssmál, quand ce dernier lui demande comment s'appelle La Lune :
Lune s'appelle chez les hommes,
Mais nue chez les dieux,
On l'appelle tourbillonnante roue dans Hell
Les géants, hâtive,
Mais les nains, éclat,
Les Alfes l'appellent compte-années.
( st.14, traduction de Régis Boyer )
Le moine Bède le Vénérable, dans son ouvrage De temporum ratione, nous indique également que les anciens Anglo-Saxons utilisaient un calendrier lunaire, et nous cite un mois portant le nom de Winterfylleth, contraction de « winter full moon ». Il semble donc que les peuples germano-scandinaves, avant l'introduction ( et probablement en parallèle ) du calendrier julien créé par les Romains, utilisaient donc des systèmes de calendriers se basant sur la Lune, mais aussi sur le Soleil, ce dernier servant, pour simplifier, à synchroniser le calendrier. C'est pourquoi l'on parle de « calendrier lunisolaire ».
L'année lunaire, composée de douze cycles lunaires, étant plus courtes ( d'environ 11,25 jours [= 365,24 - 354] ), il est en effet nécessaire de recaler le calendrier par l'ajout, à intervalle régulier d'années, d'un mois lunaire supplémentaire, dit « intercalaire » - c'est le fameux Trilitha, troisième mois d'été mentionné par Bède le Vénérable. Nous ne savons pas au juste quand il était ajouté – probablement entre le 6ème et 7ème mois ou entre le 7ème et le 8ème – ainsi le choix d'utiliser la première possibilité est ici est un parti pris, se justifiant par le désir de garder une symétrie dans le calendrier.
Le moyen de savoir ( et je vous passe ici la démonstration, histoire de ne pas trop nous éparpiller ) quand rajouter ce fameux mois, est d'observer si, pendant les onze nuits qui suivent le solstice d'hiver, une nouvelle lune est présente dans cet intervalle de temps. Les fameuses Douze Nuits, connues aussi sous le nom de Rauhnächte, Zwölfnächte, Weihnachten dans la sphère germanique principalement continentale ( Allemagne ), mais aussi dans le monde celte ( comme en Bretagne ), et ayant persisté à travers le folklore, expriment non seulement la différence de nuits ( /jours ) entre année lunaire et année solaire, mais seraient donc probablement aussi la réminiscence de ces anciens calendriers. Mais pourquoi douze nuits, et pas onze ? Car à ces dernières est ajoutée celle précédant le solstice d'hiver, et que Bède nomme la Nuit des Mères ( Modraniht ), qui, du temps de celui-ci, était célébrée le 24 décembre, veille du solstice d'hiver dans le calendrier julien, mais aussi bien entendu de la naissance du Christ, que les chrétiens se préparaient à fêter.
Bède le Vénérable indique aussi que les mois commençaient par la nouvelle lune ( avec donc la pleine lune en milieu de cycle ) et prenaient ainsi fin lors la nuit précédant la suivante – c'est aussi, en dehors de la sphère germano-scandinave mais toujours dans le monde indo-européen, le système utilisé pour le calendrier romain dit « de Numa ( Pompilius ) », du nom du roi romain l'ayant créé, et du calendrier grec – les nouvelles lune se nommant dans celui-ci néoménies – correspondant aux calendes romaines.
L'année est divisée en quarts, et il y a trois célébrations, nommes par Snorri Turlusson dans la Heimskringla : Yule ( mi-hiver ), début de la saison claire ( Sigrblót ), début de la saison sombre ( Nuits d'Hiver ).
Le cycle lunisolaire complet ( dit métonique ) est de 19 ans.
L'ordre des mois vieux norrois ne correspond pas à celui du calendrier islandais actuel - l'année ne commence pas donc par celui de Þórri, mais par celui de Jólmánuðr ; cet ordre est différent de celui utilisé par Gottfried dans les documents de son parcours d'apprentissage ( que les membres adhérents connaissent ) ; je me suis basé sur la séquence de mois donnée par Andreas Zautner pour vous proposer cette succession de mois.
Voici les noms des mois dans le calendrier islandais :
• 1) Jólmánuðr ( mois de Jól )
• 2) Þórri
• 3) Góa
• 4) Einmánuðr
• 5) Harpa
• 6) Skerpla
• 7) Sólmánudr
• 8) Heyannir
• 9) Tvímánuðr
• 10) Haustmánuðr
• 11) Górmánuðr
• 12) Ýlir
Et le calendrier vieil haut allemand, tel qu'il nous a été légué par Eginhard, chroniqueur de Charlemagne ; à noter qu'il n'y a aucun moyen de savoir si ce calendrier a été utilisé auparavant de manière lunisolaire et sous cette forme par les Francs, ceux-ci ayant été en contact avec le monde romain ( utilisant un calendrier solaire ) et christianisé bien avant le sacré empereur d'une ritournelle que vous connaissez certainement. Cependant, il est similaire à certains calendriers traditionnels alsaciens plus récents, et le vieux calendrier néerlandais s'en rapproche.
• 1) Wintarmanoth
• 2) Hornung
• 3) Lentzinmanoth
• 4) Ostarmanoth
• 5) Winnemanoth
• 6) Brachmanoth
• 7) Heuvimanoth
• 8) Aranmanoth
• 9) Widumanoth
• 10) Windumemanoth
• 11) Herbistmanoth
• 12) Heiligmanoth
Je récapitule ici les petites règles de calcul du calendrier :
• Yule a lieu lors de la pleine lune suivant la nouvelle lune après le solstice d'hiver.
• Si un nouvelle lune apparaît dans les onze jours après celui-ci, alors le prochain calendrier comprendra un mois intercalaire.
• Les mois commencent à la nouvelle lune et finissent le jour précédant la suivante ; la pleine lune marque le milieu du mois.
• Le mois intercalaire se place entre le sixième et le septième mois d'été.
• Les célébrations ont lieu tous les trois mois ( année divisée en quarts ; exemple : la célébration qui suit Yule se tient trois mois après celui-ci ), à l'exception de la Nuit d'Hiver qui aura lieu quatre mois après la Mi-Été, si l'année présente un mois intercalaire, et il y a trois célébrations : Yule ( Jól donc, la mi-hiver ), début de la saison claire ( Sigrblót ), début de la saison sombre ( Nuits d'Hiver ). Aucune célébration ne semble attestée historiquement pour la Mi-Été.
• Les Douze Nuits ont lieu de la veille du solstice d'hiver et les onze nuits suivantes : c'est pendant ces dernières que l'on observera si une nouvelle lune apparaît, ce qui déterminera l'ajout ( ou non ) d'un mois intercalaire.
• Les mois lunaires sont de 29 ou 30 jours, et au nombre de douze, ou treize lors des années présentant un mois intercalaire.
Alors, pourriez-vous maintenant me calculer les dates des célébrations pour 2027 et 2028 ?
Sources :
• The Lunisolar Calendars of the Germanic People, Andreas Zautner
• The Festival Year : A Survey of the Annual Festival Cycle and Its Relation to the Heathen Lunisolar Calendar, Joshua Rood, 2013
• Jul, disting och förkyrklig tideräkning, Andreas Nordberg, Gustav Adolfs Akedemien för svensk folkkultur, Uppsala 2006
• The Reckoning of Time, Bède, chapitre 15, traduction de Faith Wallis, Liverpool University Press
• Arnold Van Gennep, Manuel de folklore français contemporain, Cycle des Douze Jours, de Noël aux Rois, Robert Laffont
• Histoire ancienne des Douze Jours, Bernard Sergent, Société Mythologique Française
L'objet de ce post est de permettre à tout un chacun de pouvoir calculer par lui-même les dates des célébrations. Il me semble important, dans une optique reconstructionniste, de comprendre comme les anciens germano-scandinaves, chrétiens, percevaient le temps, ce qui peut nous aider à notre tour à nous rapprocher de leur vision du monde ( et donc du temps ), loin des roues de l'année Ásatrú généralement inspirées des célébrations wiccanes ( et dont il existe plusieurs versions, pas étonnant que beaucoup s'y perdent !). C'est principalement sur le travail d'Andreas Nordberg ( chercheur à l'Université de Stockholm ) que se fonde ce post.
Quels sont les éléments qui nous indiquent que les célébrations germano-scandinaves ainsi que leurs calendriers étaient en lien avec les phases lunaires ? Rappelons d'abord l'étymologie des mots signifiant mois dans diverses langues germaniques, tous dérivant de celui utilisé pour désigner la Lune : protogermanique mēnōþ, vieil haut allemand mānōd, vieil anglais mōnað, vieux norrois mánuðr, allemand Monat, néerlandais maand, anglais month. À noter que le français mois provient du latin mensis ( les Romains utilisant initialement un calendrier lunaire avant l'import du calendrier gréco-égyptien par Jules César ), de même étymologie que les mots de langues germaniques que nous venons de voir, et dérivant comme eux de la racine proto-indo-européenne *meh1n_os...signifiant lune ou mois, et donc en lien avec l'idée de mesure ( du temps ). Des calendriers lunisolaires furent de plus utilisés aux Îles Féroé jusqu'au 19ème siècle, ainsi qu'au Danemark jusqu' au 17ème siècle, comme en témoignent notamment les calendriers runiques, gravés sur bois, dits primstaven, originaires de Suède et de Norvège.
Au niveau des sources primaires, nous avons d'abord une citation de Tacite, historien romain du Ier siècle de l'ère commune. Celui-ci, dans son œuvre bien connue nommée La Germanie, nous transmet ceci :
« […] on se rassemble, à moins d'un événement subit et imprévu, à des jours marqués, quand la lune est nouvelle, ou quand elle est dans son plein […] » ( Chapitre 11, traduction de Jean-Louis Burnouf )
Nous avons d'autres indices à notre disposition dans l'Edda Poétique, entendons premièrement la réponse donnée par le Géant Vafþrudnir à Óðinn, dans le poème intitulé Vafþrúðnismál :
La Lune qui s’accroît, la Lune qui décroît, ont été façonnées
par les Dieux Souverains comme calendrier pour les Peuples Humains.
( 25, st. 3 & 4, traduction de Gottfried Yann Karlsson )
Citons ensuite la réponse donnée par le Nain Alvíss à Þórr dans le Alvíssmál, quand ce dernier lui demande comment s'appelle La Lune :
Lune s'appelle chez les hommes,
Mais nue chez les dieux,
On l'appelle tourbillonnante roue dans Hell
Les géants, hâtive,
Mais les nains, éclat,
Les Alfes l'appellent compte-années.
( st.14, traduction de Régis Boyer )
Le moine Bède le Vénérable, dans son ouvrage De temporum ratione, nous indique également que les anciens Anglo-Saxons utilisaient un calendrier lunaire, et nous cite un mois portant le nom de Winterfylleth, contraction de « winter full moon ». Il semble donc que les peuples germano-scandinaves, avant l'introduction ( et probablement en parallèle ) du calendrier julien créé par les Romains, utilisaient donc des systèmes de calendriers se basant sur la Lune, mais aussi sur le Soleil, ce dernier servant, pour simplifier, à synchroniser le calendrier. C'est pourquoi l'on parle de « calendrier lunisolaire ».
L'année lunaire, composée de douze cycles lunaires, étant plus courtes ( d'environ 11,25 jours [= 365,24 - 354] ), il est en effet nécessaire de recaler le calendrier par l'ajout, à intervalle régulier d'années, d'un mois lunaire supplémentaire, dit « intercalaire » - c'est le fameux Trilitha, troisième mois d'été mentionné par Bède le Vénérable. Nous ne savons pas au juste quand il était ajouté – probablement entre le 6ème et 7ème mois ou entre le 7ème et le 8ème – ainsi le choix d'utiliser la première possibilité est ici est un parti pris, se justifiant par le désir de garder une symétrie dans le calendrier.
Le moyen de savoir ( et je vous passe ici la démonstration, histoire de ne pas trop nous éparpiller ) quand rajouter ce fameux mois, est d'observer si, pendant les onze nuits qui suivent le solstice d'hiver, une nouvelle lune est présente dans cet intervalle de temps. Les fameuses Douze Nuits, connues aussi sous le nom de Rauhnächte, Zwölfnächte, Weihnachten dans la sphère germanique principalement continentale ( Allemagne ), mais aussi dans le monde celte ( comme en Bretagne ), et ayant persisté à travers le folklore, expriment non seulement la différence de nuits ( /jours ) entre année lunaire et année solaire, mais seraient donc probablement aussi la réminiscence de ces anciens calendriers. Mais pourquoi douze nuits, et pas onze ? Car à ces dernières est ajoutée celle précédant le solstice d'hiver, et que Bède nomme la Nuit des Mères ( Modraniht ), qui, du temps de celui-ci, était célébrée le 24 décembre, veille du solstice d'hiver dans le calendrier julien, mais aussi bien entendu de la naissance du Christ, que les chrétiens se préparaient à fêter.
Bède le Vénérable indique aussi que les mois commençaient par la nouvelle lune ( avec donc la pleine lune en milieu de cycle ) et prenaient ainsi fin lors la nuit précédant la suivante – c'est aussi, en dehors de la sphère germano-scandinave mais toujours dans le monde indo-européen, le système utilisé pour le calendrier romain dit « de Numa ( Pompilius ) », du nom du roi romain l'ayant créé, et du calendrier grec – les nouvelles lune se nommant dans celui-ci néoménies – correspondant aux calendes romaines.
L'année est divisée en quarts, et il y a trois célébrations, nommes par Snorri Turlusson dans la Heimskringla : Yule ( mi-hiver ), début de la saison claire ( Sigrblót ), début de la saison sombre ( Nuits d'Hiver ).
Le cycle lunisolaire complet ( dit métonique ) est de 19 ans.
L'ordre des mois vieux norrois ne correspond pas à celui du calendrier islandais actuel - l'année ne commence pas donc par celui de Þórri, mais par celui de Jólmánuðr ; cet ordre est différent de celui utilisé par Gottfried dans les documents de son parcours d'apprentissage ( que les membres adhérents connaissent ) ; je me suis basé sur la séquence de mois donnée par Andreas Zautner pour vous proposer cette succession de mois.
Voici les noms des mois dans le calendrier islandais :
• 1) Jólmánuðr ( mois de Jól )
• 2) Þórri
• 3) Góa
• 4) Einmánuðr
• 5) Harpa
• 6) Skerpla
• 7) Sólmánudr
• 8) Heyannir
• 9) Tvímánuðr
• 10) Haustmánuðr
• 11) Górmánuðr
• 12) Ýlir
Et le calendrier vieil haut allemand, tel qu'il nous a été légué par Eginhard, chroniqueur de Charlemagne ; à noter qu'il n'y a aucun moyen de savoir si ce calendrier a été utilisé auparavant de manière lunisolaire et sous cette forme par les Francs, ceux-ci ayant été en contact avec le monde romain ( utilisant un calendrier solaire ) et christianisé bien avant le sacré empereur d'une ritournelle que vous connaissez certainement. Cependant, il est similaire à certains calendriers traditionnels alsaciens plus récents, et le vieux calendrier néerlandais s'en rapproche.
• 1) Wintarmanoth
• 2) Hornung
• 3) Lentzinmanoth
• 4) Ostarmanoth
• 5) Winnemanoth
• 6) Brachmanoth
• 7) Heuvimanoth
• 8) Aranmanoth
• 9) Widumanoth
• 10) Windumemanoth
• 11) Herbistmanoth
• 12) Heiligmanoth
Je récapitule ici les petites règles de calcul du calendrier :
• Yule a lieu lors de la pleine lune suivant la nouvelle lune après le solstice d'hiver.
• Si un nouvelle lune apparaît dans les onze jours après celui-ci, alors le prochain calendrier comprendra un mois intercalaire.
• Les mois commencent à la nouvelle lune et finissent le jour précédant la suivante ; la pleine lune marque le milieu du mois.
• Le mois intercalaire se place entre le sixième et le septième mois d'été.
• Les célébrations ont lieu tous les trois mois ( année divisée en quarts ; exemple : la célébration qui suit Yule se tient trois mois après celui-ci ), à l'exception de la Nuit d'Hiver qui aura lieu quatre mois après la Mi-Été, si l'année présente un mois intercalaire, et il y a trois célébrations : Yule ( Jól donc, la mi-hiver ), début de la saison claire ( Sigrblót ), début de la saison sombre ( Nuits d'Hiver ). Aucune célébration ne semble attestée historiquement pour la Mi-Été.
• Les Douze Nuits ont lieu de la veille du solstice d'hiver et les onze nuits suivantes : c'est pendant ces dernières que l'on observera si une nouvelle lune apparaît, ce qui déterminera l'ajout ( ou non ) d'un mois intercalaire.
• Les mois lunaires sont de 29 ou 30 jours, et au nombre de douze, ou treize lors des années présentant un mois intercalaire.
Alors, pourriez-vous maintenant me calculer les dates des célébrations pour 2027 et 2028 ?
Sources :
• The Lunisolar Calendars of the Germanic People, Andreas Zautner
• The Festival Year : A Survey of the Annual Festival Cycle and Its Relation to the Heathen Lunisolar Calendar, Joshua Rood, 2013
• Jul, disting och förkyrklig tideräkning, Andreas Nordberg, Gustav Adolfs Akedemien för svensk folkkultur, Uppsala 2006
• The Reckoning of Time, Bède, chapitre 15, traduction de Faith Wallis, Liverpool University Press
• Arnold Van Gennep, Manuel de folklore français contemporain, Cycle des Douze Jours, de Noël aux Rois, Robert Laffont
• Histoire ancienne des Douze Jours, Bernard Sergent, Société Mythologique Française