Les Nuits d'Hiver, début de la saison sombre : Freysblót, Álfablót et Dísablót

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Widukind23
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Les Nuits d'Hiver, début de la saison sombre : Freysblót, Álfablót et Dísablót

Message par Widukind23 »

Bonsoir à tous !

L'été se terminant tout doucement, et à l'approche de l'hiver, bientôt nous verrons briller la pleine lune marquant le début de la saison sombre, connue sous le nom de Winterfylleth chez les anciens Anglo-Saxons, et de Vetrnaetr chez les Scandinaves. Je vous propose donc de jeter ensemble un coup d’œil à ce qui se cache derrière cette célébration, à travers les indices présents dans les sources littéraires qui nous sont parvenues, principalement dans diverses sagas. Le but ici est de réunir les sources principales nous renseignant sur la datation et le contenu de ces célébrations.

Nous disposons premièrement d'une information importante concernant les célébrations pré-chrétiennes en Scandinavie au Chapitre 8 de la Saga des Ynglingar, rédigée par Snorri Turlusson :

« Odin établit la même loi qui était en vigueur dans le pays des Ases[...]Au premier jour de l'hiver, il devrait avoir lieu un sacrifice pour une bonne année, et au milieu de l'hiver pour une bonne récolte ; et le troisième sacrifice devrait avoir lieu le jour de l'été, un sacrifice à la victoire. »

Snorri nous décrit ici trois célébrations majeures, dont une marque le début de l'hiver. Nous trouvons d'autres indices dans les sources primaires scandinaves, mais aussi dans le monde anglo-saxon.

1) Winterfylleth/Vetrnaetr : Haustblót, Frøblót

« Winterfylleth », mois éponyme du calendrier anglo-saxon que nous a transmis le moine Bède le Vénérable, semble être, d'après les linguistes, une contradiction de « Winter Full Moon », et l'on retrouve en outre en vieux gothique le cognat fillith, signifiant pleine lune. Cette date, présente dans un calendrier lunisolaire, tel qu'indiqué par Bède le Vénérable, n'est pas fixe, et oscille d'année en année entre le début d’octobre et celui de novembre, en fonction donc des phases de la Lune – celle-ci étant pleine le 5 novembre prochain cette année.

Ce mois lunaire, qui clôt la saison claire, célèbre la fin des récoltes – on trouve comme nom équivalent à cette célébration le terme vieux norrois haustblót – le sacrifice d'automne ( le norrois « haust » provenant de la racine protogermanique *harbista, qui a aussi donné herbst en allemand, herfst en néerlandais, tous deux signifiant « automne », ainsi que harvest en anglais, littéralement « récolte » ) – ce qui établit une connexion directe avec le thème de la fertilité. Et qui dit fertilité, dit Yngvi-Freyr !!! Tiens, tiens...

Dans la Eyrbyggja saga, traduite par R. Boyer sous le nom de Saga de Snorri le Godi et qui a pour cadre l'Islande, nous trouvons d'abord une mention générale de cette célébration :

« [...]L’automne suivant, aux nuits d’hiver, Snorri le Godi fit un grand festin d’automne et y invita ses amis. On y but de la bière, et ferme.[...] » (Chapitre 67).

Mais aussi dans la saga de Hakon le Bon, au chapitre 17 :

« En automne, au début de l'hiver se tenait un festin sacrificiel à Hlatir, et le roi y assistait. » ( traduction anglaise de Faulkes, traduit en français par Nebelkind )

Nous en trouvons une autre dans la Saga de Saint-Olaf, présente dans la Heimskringla de Snorri Turlusson, et qui se déroule quand à elle en Norvège :

[…] Cet automne-là, on raconta au roi Oláfr ces nouvelles de l'intérieur de Þrándheimr : que les bœndr y avaient donné des banquets très fréquentés pour les nuits d'hiver. On y avait fait de grandes beuveries. On dit aussi au roi que tous les toasts à la mémoire des ancêtres y avaient été consacrés aux Ases selon l'antique coutume. S'y ajoutait le récit qu'on avait tué du bétail et des chevaux, qu'on avait rougi de sang les piédestaux des idoles qu'on avait offert des sacrifices en précisant dans la formule dédicatoire que c'était pour que les récoltes s'améliorent. De plus, tout le monde tenait pour évident que les dieux s'étaient fâchés de ce que les gens du Hálogaland s'étaient convertis au christianisme. […] ( Chapitre 102, traduction de Régis Boyer).

La saga de Gísli Súrsson, prenant place elle aussi en Islande, nous donne ensuite quelques précisions sur la divinité qui semble avoir été honorée à cette occasion : un personnage nommé Þorgrimr organise un banquet pour la Nuit d'Hiver et fait une offrande à Freyr :

« […] L’été se passe ainsi et l’on en arrive aux nuits d’hiver. C’était la coutume de beaucoup de gens de fêter l’hiver à cette époque-là, et de faire des banquets et des sacrifices pour les nuits d’hiver; [...] ( Chapitre 10, traduction de Régis Boyer ) ; […] Þorgrímr voulait faire une invitation d’automne pour les nuits d’hiver, afin de célébrer l’hiver et d’offrir des sacrifices à Freyr [...] ( Chapitre 15, traduction de Régis Boyer ). »

Nous trouvons clairement dans ce texte les termes vieux norrois « haustboð að veturnóttum », signifiant « un banquet d'automne pour les nuits d'hiver ».

Il semble que cette période liminale, qui d'après les sources, était l'occasion de trois jours de festivités, probablement parce que la Lune y brillait de son éclat le plus intense, était aussi celle où l'on présidait aux mariages, organisait des combats et des courses de chevaux – animaux sacrés pour Freyr, et pendant laquelle se déroulaient aussi des jeux, d'un sport ressemblant au hurley ou au hockey (Eyrbyggja Saga, chapitre 43). Et comme les anciens germano-scandinaves comptaient le temps en nuits et en hivers, il est fort probable que le début de l'hiver était aussi celui de leur année.

2) Vetrnaetr : Dísablót

La célèbre Saga d'Egill, fils de Grimr le Chauve, nous indique quand à elle qu'un sacrifice aux Dísir était organisé en automne :

« [...]Ce même soir, le roi Eiríkr et Gunnhildr arrivèrent à Atley : Bárdr lui avait fait préparer un banquet, on devait faire là un sacrifice aux dises. […] » ( Chapitre 10, traduction de Régis Boyer )

Une autre référence à un sacrifice aux Dísir se trouve dans la Saga de Glumr le Meutrier :

« […] Le festin pour les nuits d’hiver était préparé, et l’on fit un sacrifice aux Dises.[…] » ( Víga-Glúms Saga, chapitre 6, traduction de Régis Boyer ).

Mais faisons un point sur celles-ci ! Les Dísir sont manifestement des êtres surnaturels en lien avec la fonction de fertilité, des génies tutélaires proches des Déesses-Mères romanes, et liées aux naissances, à la mort, et parfois à la guerre – on peut aussi les envisager comme les ancêtres féminines, étroitement associées aux fylgjur, ayant en charge la protection d'un clan ou d'une famille, et auxquelles un culte était donc rendu, ce dont témoignent non seulement les sources littéraires que nous venons de voir, mais aussi l'étude des toponymes scandinaves, comme par exemple dans le cas des « landdisasteinar », littéralement les « Pierres des Dises du Pays », de la région de Fjord-des-Glaces, en Islande.

Associées à la fertilité et à l'accouchement, elles peuvent aussi être associées à la guerre ou défendre les personnes dont elles sont les génies tutélaires, comme dans la Brennu-Njáls Saga, saga de Njáll le Brûlé, repoussant les ennemis d'un des personnages en provoquant leur endormissement, mais apparaissant aussi sous une forme plus menaçante, les associant aux Valkyries, occupées devant un métier à tisser, mais dont les poids sont des têtes d'hommes, et présentant des intestins en guise de trame et de chaîne, une épée en guise de fouloir et une flèche comme navette, dans une scène précédant le poème Darraðarljóð, le Lai de la Lance, dont voici un extrait :

26. Nous tissons, nous tissons
La toile de la lance,
Celle que le jeune roi
Naguère possédait.
Nous avancerons
Parmi l’armée
Où nos amis
Font assaut d’armes.

27. Nous tissons, nous tissons
La toile de la lance
Et accompagnerons
Ensuite le roi.
Là, Bataille et Énigme
Voient ensanglantés
Les boucliers ronds
Qui protégeaient le roi.


Ainsi que dans le Dit de Þiðrandr et Þorhallr (XIVème siècle), certes non exempt d'influences chrétiennes, transmis par le Flateyarbók:

« Þiðrand organise chez lui la fête du début de l'hiver ( vers le 14 octobre ) où un bœuf doit être sacrifié pour le repas rituel. Il interdit à tous de sortir de la ferme car il y aurait danger à le faire. Mais soudain, on frappe à la porte : le bruit se répète deux fois : Þiðrand prend son épée et sort. Il aperçoit deux troupes de neuf femmes, l'une vêtue de blanc, montant des chevaux blancs, et arrivant du sud, l'autre habillée de noir, chevauchant de noirs destriers et venant du nord. Attaqué, Þiðrand se défend vaillamment mais est mortellement blessé et l'on pense que les Dises se sont vengées pour avoir été négligées et qu'elles sont venues le chercher comme victime sacrificielle. »

Ici les Dises sombres se vengent de ne pas avoir été honorées suite à la christianisation, et sont opposées aux nouvelles Dises, celles apportées par le christianisme. Le même texte, dans le chapitre 2, nous rappelle de nouveau ceci : « veislan var búin að veturnóttum », ce qui signifie : « un banquet fut préparé pour les Nuits d'Hiver ».

Dís( - ir ), est un mot signifiant en vieux norrois dame(s), et qui semble posséder, d'après les spécialistes, un cognat en vieil haut allemand, idisi, que l'on retrouve dans le Second Charme de Merseburg, daté du IXème ou Xème siècle, et l'on notera que les Dises y sont de nouveau dépeintes sous un jour plus martial :

Eiris sazun idisi
sazun hera duoder.
suma hapt heptidun,
suma heri lezidun,
suma clubodun
umbi cuoniouuidi:
insprinc haptbandun,
inuar uigandun.

Autrefois les Idisi étaient assises,
assises ici et là.
Certaines attachèrent l'ennemi,
Certaines maintinrent leur armée,
Certaines défirent les liens des braves :
Sautez hors des chaînes,
échappez à l'ennemi.


Ce texte tend à prouver que les Dises étaient aussi connues des peuples germaniques continentaux, ce qui est probablement à mettre en parallèle avec le culte des Matronae, connues des Germains du continent bien avant le Moyen-Âge. Les sources littéraires scandinaves semblent donc indiquer qu'une célébration en leur honneur était organisée lors des Nuits d'Hiver, ce dont nous n'avons aucune trace en Suède, où avait lieu, lors du mois précédent le début de la saison claire ( entre mi-février et mi-mars ), le DísaÞing, période où se tenait une assemblée légale, ainsi qu'un marché bien connu.

3) Vetrnaetr : Álfablót

Un autre type de divinités semble avoir été honoré à cette date : les Elfes. Mais que recouvre ce terme ? Snorri, dans son Edda en Prose, nous présente les Elfes Lumineux, dépeints comme « plus beaux que le soleil et plus brillants que les étoiles ». Une des racines linguistiques possibles du norrois « álf » est la racine indo-européenne *albh-, briller, être blanc. Le dieu Frey règne sur Álfheim, qu'il a reçu comme « cadeau de dent » ( tannfé ) et on connaît trois personnages identifiés comme des elfes lumineux à son service : Skírnir ( « Brillant » ), son messager, ainsi que Byggvir, associé à l'orge – voire semblant en être l'esprit - et Beyla, associée quand à elle aux vaches ( ou aux abeilles! ) - pour ces deux derniers, le lien avec l'agriculture est évident. Mais quelle est la nature profonde de ceux-ci ? Certains hommes, bénéfiques pour leur communauté de leur vivant, ont reçu le qualificatif d'elfe à leur mort. Parmi ceux-ci sont les rois légendaires Ólaf Geirstaðálfr (« l'elfe de Geirstað » ), de la lignée des premiers rois suédois, les Ynglingar ( « Ceux de Yng »), et Halfdan Hvitbeinn, autre roi mythique d'un petit royaume de Norvège, qui fut appelé « l'elfe à la cuirasse ».

Les Elfes paraissent être ici associés à un culte des ancêtres, ayant trait à la fertilité, dont Freyr est le patron.

Mais qui sont les Elfes Sombres ou Noirs, pourraient-ils être les Nains, habiles artisans, orfèvres et forgerons ? « La Prédiction de la Prophétesse », poème de l'Edda poétique, comportant un passage qualifié de thula des nains, nous présente une série de Nains portant des noms équivoques : Bláinn (« Noir » ), Bruni ( « Trépassé » ), Dáni ( « Semblable à un mort » ), Dáinn ( « Mourant » ), Dvalinn ( « Engourdi » ), Nár ( « Cadavre » ), Haugspori ( « Enterré sous le tertre » ), Búinn ( « Préparé pour l’enterrement » ), Frosti (« Froid » ), Ái ( « Ancêtre » )...

Ainsi Þórr, dans le poème eddique « Alvísmál », demandant au nain Alvíss ( st.2, traduction de Régis Boyer ) :

« Quel est cet homme?
Pourquoi es-tu si pâle du nez ?
Étais-tu cette nuit chez les cadavres ?

Parfois présentés comme fourbes et mauvais ( voir l'allemand zwerg : littéralement, « tordu » ), nous savons, par les mythes germano-scandinaves et les légendes germaniques qui nous les dépeignent, que les Nains, forgeant les objets les plus importants des Dieux, entretiennent un lien certain avec l'artisanat, thème qui transparaît aussi dans la signification des noms d'autres Nains évoqués dans la « Völuspá » ; gardiens de trésors, liés au monde souterrain, par les pierres, les tertres funéraires et les montagnes, dans lesquels ils vivent, et issus du cadavre de Ýmir dont ils émergent sous forme de vers, ils sont en relation étroite avec la mort, et figurent eux aussi les esprits des trépassés, liés à cet autre aspect de la fonction de fertilité, l'artisanat – il est à noter que le mot sanskrit ŗbhu-, linguistiquement apparenté au norrois álf- , signifie « artiste/artistique »... Quand à faire la différence entre Elfes et Nains, il est parfois compliqué, y compris pour les spécialistes, de démêler l'écheveau de la tradition, car s'est installée au fil des siècles une confusion entre les uns et les autres. Mais ces deux catégories semblent avoir un lien tout particulier avec l'au-delà et les âmes des défunts qu'il abrite. Ainsi nous est décrit dans une légende d'Allemagne méridionale datant du Bas Moyen Âge, comment se termina la vie de Théodoric de Vérone ( Dietrich von Bern ), qui partit accompagné d'un nain, et qu'on ne revit plus...

L'Álfablót, le sacrifice aux Elfes, nous est connu par deux sources le mentionnant d'une manière similaire, et avait lieu en Suède, comme nous le relate le poète Sigvatr Þórðarson, dans son poème “Austrfaravísur” (« Chants d'un Voyage à l'Est »), présent dans la Saga de Saint-Ólaf de Snorri Sturlusson, dans lequel il décrit son voyage en Suède orientale lors de l'automne de l'an 1018, et durant lequel il se vit refuser l'entrée de plusieurs fermes, car leurs occupants y étaient occupés à célébrer ce sacrifice ( st. 66 & 67, traduction de Régis Boyer ) :

Je me rendis à Hof,
La porte était close mais
Je m'enquis du dehors ;
Intrépide, je passai le nez à l'intérieur.
A peine si les gens me parlèrent,
Mais on me dit sacré ce lieu :
Les païens me chassèrent ;
Je priai les trolls de occuper d'eux.

« N'entre pas plus avant, racaille,
Dit la femme. Je crains
Le courroux d'Odin,
Nous sommes païens. »
La déplaisante maîtresse
Qui, intrépide, me chasse comme un loup
Dit avoir en sa ferme
Un sacrifice aux alfes


Un autre récit, la saga de Kormak, nous décrit un banquet pour les Elfes ( álfum veislu ), dans lequel le personnage, Þórvarðr, blessé par Kormak, reçoit comme conseil d'une sage-femme, de donner en offrandes le sang d'un taureau et sa viande préparée, aux Elfes résidant dans un tertre funéraire, afin qu'il guérisse :

« […] Il y a une colline non loin d’ici où des elfes [álfar] demeurent. Le bœuf que Kormák a abattu tu devras saisir, rougir les abords de la colline avec le sang du bœuf et préparer un festin pour les Elfes avec la chair et tu seras rétabli. […] » ( Traduction de Lyonel Perabo ).

En conclusion, le début de la saison sombre semble donc avoir été le cadre d'une célébration dont le contenu semble avoir varié en fonction de la région à laquelle on s'intéresse, mais les divinités honorées à cette occasion gravitent autour d'une fonction commune, celle de la fertilité et de la prospérité, garantie par les défunts, vertueux et au comportement bénéfique pour leurs contemporains durant leur vie, devenus génies du terroir ou génies tutélaires d'un peuple ou d'une famille, tantôt féminins, comme les Dises, tantôt masculins comme les Elfes.

Nebelkind

Sources et bibliographie:

Sources primaires :

• Saga de Snorri le Godi, Sagas Islandaises, traduction de Régis Boyer
• Saga de Egill fils de Grimr le Chauve, Sagas Islandaises, traduction de Régis Boyer
• Saga de Njáll le Brûlé, Sagas Islandaises, traduction de Régis Boyer
• Saga de Glumr le Meutrier, Sagas Islandaises, traduction de Régis Boyer
• Saga de Gísli Súrsson, Sagas Islandaises, traduction de Régis Boyer
• Flateyarbók, Dit de Þiðrandr et Þorhallr
• Saga de Saint-Olaf, Austrfaravísur, chapitre 91 ; chapitre 102, traduction de Régis Boyer, Payot
• Saga de Kormaks, chapitre 22
• Saga de Olaf Haraldsson, Heimskringla, chapitres 91, 107
• Saga des Ynglingar, chapitres 8, 44
• Alvísmál, strophe 2, Edda Poétique, traduction de Régis Boyer, Fayard
• Gylfaginning, Edda en Prose, Snorri Turlusson, chapitre 11, traduction de F-X Dillmann, Gallimard

Sources secondaires :

• The Lunisolar Calendars of the Germanic People, Andreas Zautner,
• The Festival Year : A Survey of the Annual Festival Cycle and Its Relation to the Heathen Lunisolar Calendar, Joshua Rood
https://www.academia.edu/8691572/The_F ... r_Calendar
• Jul, disting och förkyrklig tideräkning, Andreas Nordberg
https://www.academia.edu/1366945/Jul_di ... C3%A4kning
• Chasses Infernales et cohortes de la Nuit, Les Bonnes Dames qui vont de nuit, p. 23, C. Lecouteux, Imago
• Nains et Elfes au Moyen-Âge, C. Lecouteux, Imago
• The Season of the Dísir, the Winter Nights, and the Dísablót in Early Medieval Scandinavian Belief, Terry Gunnel, Cosmos 16, 117-149, 2000
https://www.academia.edu/124535639/The_ ... ian_belief
• Dwarf-Names: A Study in Old Icelandic Religion, Chester Nathan Gould www.jstor./stable/457704
• Frey, God of the World, Ann Gróa Sheffield
Romain
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Inscription : 19 janv. 2026 11:38

Re: Les Nuits d'Hiver, début de la saison sombre : Freysblót, Álfablót et Dísablót

Message par Romain »

Très beau travail, c’est dense mais ça se lit étonnamment bien, surtout la manière dont tu relies Freyr, les Dises et les Elfes autour de la fertilité et des ancêtres. On sent une vraie maîtrise des sources sans tomber dans le catalogue indigeste, et les parallèles entre monde scandinave et germanique continental sont super intéressants. Ça me fait un peu penser à un bon service informatique bien structuré : beaucoup de couches, de connexions, mais au final tout tient ensemble et reste cohérent. Merci pour ce partage, c’est typiquement le genre de post qu’on garde sous le coude pour y revenir. Merci
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